Monoamine oxidase inactivation: from pathophysiology to therapeutics
Date de modification : 28/04/2009

Bortolato M, Chen K, Shih JC

Adv Drug Deliv Rev 2008;60:1527-33.

L'équipe qui a différencié les deux isoformes des MAO vient de publier un article nous rappelant que MAO A et B sont à nouveau des cibles de choix pour lutter contre différents troubles psychiatriques et neurologiques. Cet article reprend de façon unique l'histoire des MAO et de la découverte de leur rôle dans la dépression, la phobie sociale, le stress post-traumatique, l'attaque de panique, les tocs et la maladie de Parkinson. Ils nous rappellent que MAO A et MAO B auraient un rôle complémentaire et qu'aucune substance active ne peut inhiber complètement une seule de ces deux isoenzymes. Les inhibiteurs de la MAO A auraient un rôle comme antidépresseur mais aussi antiparkinsonien. Les IMAO B typiquement antiparkinsoniens auraient un rôle neuroprotecteur et amélioreraient la dépression. Ainsi, les nouvelles voies ouvertes aux IMAO dans le traitement des affections mentales ne seraient plus liées uniquement à l'inhibition de la désamination des amines alimentaires et neurotransmettrices. Les IMAO agiraient aussi en bloquant l'activation du stress oxydant médié par les MAO et en limitant la production des métabolites parkinsogènes.

C'est ce stress oxydant qui entraîne des dommages aux mitochondries, une apoptose neuronale et un dommage cérébral. L'inhibition des MAO pourrait encore contribuer à limiter les altérations du fonctionnement cérébral, du comportement ou le déclin cognitif.

F. Lagrange