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Une enquête sur la prise en charge des AVC en France montre le problème persistant de la filière de soins en aval
Date de modification : 24/09/2009
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Une enquête sur la prise en charge des AVC en France montre le problème persistant de la filière de soins en aval
[APM] Une enquête "un jour donné" faite en 2008 sur la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) met en évidence le problème persistant de la filière de soins en aval, les patients restant hospitalisés en attente d'une autre structure de soins et les services d'aval ayant eux-mêmes des difficultés.
L'enquête a été présentée jeudi 9 octobre lors des journées de la Société française neurovasculaire (SFNV) par France Woimant de l'hôpital Lariboisière à Paris (AP-HP).
Une première enquête avait été faite en 1999 pour décrire la prise en charge des AVC en France. Une nouvelle enquête a été conduite le 15 janvier 2008, dans 113 hôpitaux.
Par rapport à 1999, 44% (50) des établissements ont désormais une unité neurovasculaire (UNV), dont 37 avec des lits de soins intensifs.
Ce jour-là, 209 patients souffrant d'une pathologie neurovasculaire étaient hospitalisés en unité de soins intensifs (USI), 549 en UNV et 660 en service de neurologie sans lit dédié aux AVC.
Cette enquête met en évidence plusieurs problèmes. L'un est qu'encore en 2008, seulement un tiers des patients ayant un AVC sont arrivés à l'hôpital après avoir appelé le 15.
Cela prouve qu'il y a encore "beaucoup à faire" en termes d'information du public, a souligné France Woimant jeudi. Et cela rend d'autant plus d'actualité la campagne de sensibilisation aux signes d'AVC qui va avoir lieu le 29 octobre prochain à l'occasion de la journée mondiale de l'AVC.
Un autre problème constaté concerne la sortie de ces patients et, en lien avec les problèmes de sortie, le délai de séjour hospitalier. Presque un patient sur deux (48%), lors de cette enquête un jour donné, était en attente d'une place dans une autre structure de soins.
Une autre partie de cette enquête montre également que les patients admis dans les services de médecine physique et de réadaptation (MPR) avaient eu une durée de séjour hospitalier avant leur admission en MPR supérieure à trois semaines dans un cas sur deux.
Cela pose le problème de la filière de soins en aval du service hospitalier. Un problème à plusieurs niveaux puisque dans les services de MPR, 25% des patients étaient aussi en attente d'un placement dans une autre structure.
"Il n'y a pas assez de structures médico-sociales pour les patients lourdement handicapés. Cela crée un embouteillage qui retentit sur toute la filière", constate France Woimant.
UN SITE INTERNET SUR LES SERVICES DE MPR
Dans ce contexte, l'initiative présentée jeudi matin par François Genet de l'hôpital Raymond-Poincaré à Garches (Hauts-de-Seine) apparaît bienvenue, même si elle ne résoudra pas tout. Afin d'"optimiser l'orientation des patients des services d'aigu (neurovasculaires, mais aussi cardiovasculaires, brûlés...) vers les services de MPR, un site internet a été créé.
Le site filisante.com a pour but d'aider les médecins tant hospitaliers que libéraux en leur donnant les listes de services de MPR et de médecins spécialisés dans leur région, pour faciliter les contacts. Il y aura bientôt des fiches d'admission en ligne, a indiqué François Genet.
Mais le site -accessible uniquement aux médecins- ne concerne pas encore toutes les régions. Lancé début 2008 avec uniquement les structures de MPR d'Ile-de-France, il s'étoffe progressivement avec deux nouvelles régions par trimestre.
7% DES PATIENTS THROMBOLYSES
Parmi les autres informations fournies par cette enquête, les patients ont bénéficié d'un examen par IRM le jour de leur admission dans 48% des cas dans les USI, dans 23% dans les UNV et dans 9% dans les services de neurologie sans UNV. Une exploration ultrasonore avait été faite dans respectivement 47%, 39% et 24% des cas.
Concernant le traitement des AVC ischémiques par thrombolyse (limitée aux trois premières heures après le début des symptômes, rappelle-t-on), globalement, 7% des patients ont été traités. La proportion était de 17% dans les USI, 8% dans les UNV et 2% dans les autres services de neurologie.
Les modes de sortie prévus pour ces patients étaient le domicile pour environ 40%, la rééducation pour 25%, les soins de suite pour 14% et le long séjour ou un établissement pour personnes âgées dépendantes pour 11%.
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L'Anaes publie quatre nouvelles études sur la prise en charge de l'Accident Vasculaire Cérébral (AVC) chez l'adulte, destinées aux professionnels médicaux et paramédicaux L'accident vasculaire cérébral est une pathologie particulièrement fréquente (environ 130 000 AVC par an en France), troisième cause de mortalité dans les pays industrialisés. L'augmentation de l'incidence des AVC, en raison du vieillissement de la population et de l'espérance de vie accrue des patients à risque vasculaire, impose de considérer la prise en charge comme un impératif de santé publique. Dans cette optique, l'Anaes publie quatre nouvelles études : Deux recommandations proposent les modalités de prise en charge médicale et paramédicale des patients atteints d'AVC. Elles détaillent :
Une recommandation comprenant un volet économique expose :
Une évaluation technologique présente :
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