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Actualités pharmaceutiques hospitalières
Vol 6, N° 22  - mai 2010
p. 7
Doi : ACTPHO-05-2010-6-22-1769-7344-101019-201001796
Profession

Le pharmacien hospitalier, un PH pas toujours comme les autres
 

Aurélie Haroche [1]
[1] © http://www.jim.fr

La réforme du statut de praticien hospitalier demeure au cœur des préoccupations des pouvoirs publics et des syndicats. Dans ce contexte de malaise grandissant dans les établissements de santé et tandis que la réflexion nationale sur les retraites intéresse aussi les médecins des hôpitaux, le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers (CNG) réactualise dans son rapport annuel ses “éléments statistiques” concernant les praticiens hospitaliers, qui permettent notamment de mettre à jour certaines des raisons qui attisent les tensions dans les établissements de santé. Ce rapport dresse un portrait robot du pharmacien hospitalier qui diffère souvent de celui qui se dessine dans les autres disciplines.

Près de la moitié des postes de pharmacien à temps partiel

Au 1er janvier 2010, remarque en préambule le CNG, on comptait près de 40 000 praticiens hospitaliers, dont 86 % exercent à temps plein. Parmi eux, les pharmaciens sont les moins nombreux : aujourd’hui 2 011, pour 2 373 postes budgétés. C’est en effet chez les pharmaciens à temps partiel que l’on trouve l’un des taux de vacance statutaire les plus élevés (44,6 %), proche de celui observé en imagerie (46,6 % en temps partiel et 35,5 % en temps plein). Si la pharmacie connaît à l’hôpital des difficultés de recrutement par rapport aux autres disciplines, l’une des différences majeures avec la médecine, et plus encore la chirurgie, est la forte féminisation. Alors que l’on compte chez les praticiens hospitaliers « une majorité d’hommes », bien que cette tendance s’amenuise avec l’arrivée des nouvelles générations, dès aujourd’hui, en pharmacie, la « discipline [est] largement féminine », avec 69 % de femmes chez les PH à temps plein et 78 % chez les PH à temps partiel.

Les pharmaciens peu touchés par l’épidémie de démissions

Les chiffres concernant les différents motifs de fin de carrière laissent pour leur part apparaître que la pharmacie est très peu touchée par les démissions (5 % des “sorties définitives” chez les PH à temps plein) à la différence de la radiologie (où le taux de démission atteint 35 %) ou de la chirurgie (34 %). À l’inverse, le taux de licenciement est plus élevé chez les pharmaciens hospitaliers (5 %) que dans toutes les autres disciplines. C’est cependant majoritairement le départ à la retraite (90 %) qui explique la fin de carrière chez les pharmaciens hospitaliers. Celui-ci intervient à 64,3 ans, soit un âge légèrement plus élevé que la moyenne des praticiens pour lesquels la retraite sonne à 63,8 ans.

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