L’incidence du diabète de type 2 (DT2) augmente régulièrement à travers le monde. Le maintien d’un contrôle glycémique strict est essentiel pour prévenir les complications micro- et macrovasculaires qui nécessitent fréquemment un traitement lourd. Malgré les nouvelles classes d’antidiabétiques, de nombreux patients ne parviennent pas à équilibrer leur glycémie de façon constante. Aussi devenait-il urgent de mettre au point des traitements plus efficaces.
Deux nouveaux antidiabétiques basés sur une action mimétique de l’incrétine ont été mis au point : un agoniste du récepteur du glucagon-like peptide-1 (GLP-1R), mimétique de l’incrétine, et un inhibiteur du dipeptidyl peptidase-4 (DPP-4), potentialisateur de l’incrétine. L’exénatide, premier mimétique de l’incrétine, a été approuvé par la Food and Drug Administration et l’Agence européenne des médicaments (EMEA) pour le traitement du DT2. Ce nouveau traitement favorise la sécrétion de l’insuline dépendant du glucose, la réduction de la sécrétion du glucagon, la réduction de la prise alimentaire et le ralentissement de la saturation gastrique.
Alors que l’exénatide est actuellement administré deux fois par jour, à la dose de 10 µg par prise dans cette indication, une équipe de chercheurs américains et canadiens a testé l’efficacité d’un schéma thérapeutique plus simple, une prise par semaine à la dose unique de 2 mg chez près de 300 patients. Leurs taux moyens d’hémoglobine glycosylée étaient de 8,3 %, leur glycémie de 9 mmol/L et leur poids de 102 kg. Le diabète était connu depuis 6,7 années en moyenne.
Les résultats montrent, au bout de 30 jours de suivi, une diminution significative du taux d’hémoglobine glycosylée beaucoup plus importante chez les patients prenant une dose hebdomadaire que chez ceux qui ont reçu deux doses journalières. La diminution est de 2 % en moyenne pour le premier groupe de patients et seulement de 1,5 % pour le deuxième.
Source
Drucker DJ, Buse JB, Taylor K et al. Exenatide once weekly versus twice daily for the treatment of type 2 diabetes: a randomised, open-label, non-inferiority study. Lancet. 2008 ; 372 : 1 240-50.