Il est toujours difficile d’isoler les phrases de leur contexte, et les idées, d’un développement structuré mais, les propositions faites par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) pour un concept nouveau, le “développement professionnel continu” (DPC) méritent que l’on s’y risque.
Ce rapport de 2008 rappelle donc les obligations faites aux praticiens, par une ordonnance de 1996 et une loi de 2004, de s’acquitter de la formation médicale continue et d’une évaluation des pratiques professionnelles, respectivement. Parce que leur finalité est partagée, et qu’elles sont complémentaires, l’Igas propose de les regrouper dans le concept de DPC. Cette nouvelle obligation serait alors validée via, d’une part, celle de l’EPP – processus témoignant d’une vigilance constante du professionnel sur ses pratiques, remplie dès lors que le praticien participe annuellement à une action proposée par un organisme agréé – et, d’autre part, par celle de la formation médicale continue (FMC), en y consacrant un temps minimum sur l’année (quatre jours par exemple) ou sur une période de cinq ans. L’EPP conduisant le praticien à s’interroger sur ses pratiques, elle permet de faire apparaître ses besoins en formation, donc en FMC. Les structures fédératives qui associent les praticiens, libéraux ou salariés et de ville ou d’hôpital, d’une spécialité et les différentes institutions (sociétés savantes, syndicats, collèges universitaires…) seraient les mieux à même de définir les axes prioritaires en matière d’EPP et, dans le prolongement, en termes de FMC. La construction d’un consensus professionnel étant très incitatif, et permettant de définir les thèmes prioritaires pour un soutien financier. Mais ceci n’a de sens que s’il est possible de s’assurer que les promoteurs développent des actions de qualité, dont on peut espérer un impact sur les pratiques. Car, en effet, la finalité de la DPC reste l’amélioration de la qualité du service rendu.