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Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien
Vol 43, N° 172  - mars 2008
p. 51
Doi : PH-03-2008-43-172-1953-8359-101019-200802460
EFFETS INDÉSIRABLES
Clopidogrel-precipitated rhabdomyolysis in a stable heart transplant patient.
Psoriasis following growth hormone therapy in a child.
Gynecomastia associated with fenofibrate.
 
Burton JR, Burton I, Pearson GJ
Ann Pharmacother 2007 ; 41 : 133-7.

Une femme de 58 ans, transplantée cardiaque sous ciclosporine depuis 14 ans, traitée par atorvastatine depuis 6 ans, a reçu 75 mg/j de clopidogrel suite à une pose d’endoprothèse coronaire. Vingt- sept jours après le début du traitement par clopidogrel, elle a présenté une faiblesse et des douleurs musculaires avec myoglobinurie, élévation des CK et insuffisance rénale aigüe. Après arrêt du traitement par clopidogrel, ciclosporine, atorvastatine et hydratation alcaline, les signes cliniques et biologiques se sont normalisés. La ciclosporine a été réintroduite au 2e jour, puis l’atorvastatine : aucun effet toxique n’a été rapporté dans les 15 mois suivants.

Pirgon O, Atabek ME, Sert A
Ann Pharmacother 2007 ; 41 : 157-60.

Un garçon de 8 ans a présenté 6 mois après le début d’un traitement par hormone de croissance des lésions papulo-érythémateuses avec desquamations et sensation de brûlure au niveau de la jambe droite. La biopsie a confirmé le diagnostic de psoriasis. L’hormone de croissance a été poursuivie à dose réduite (0,2 mg/kg.semaine vs 0,33) et un traitement anti-psoriasique (corticoïdes locaux, kératolytiques, antihistaminiques) a été instauré : les plaques de psoriasis ont diminué et après 15 mois de suivi, aucune récurrence n’a été observée alors que la courbe de croissance s’est améliorée.

Gardette V, Vezzosi D, Maiza JC, Montastruc JL, Olivier P
Ann Pharmacother 2007 ; 41 (3) : 508-10.

Un homme de 56 ans a présenté une gynécomastie gauche alors qu’il était traité par fénofibrate à 160 mg/j. Cet effet a disparu à l’arrêt du traitement. Le fénofibrate a été réintroduit 16 mois plus tard et le patient a alors présenté une gynécomastie droite qui a disparu à nouveau à l’arrêt du traitement. Les autres causes de gynécomastie ont été éliminées. Selon les auteurs, il s’agit du premier cas de gynécomastie rapporté sous fénofibrate.


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